Portrait

Eglantine Eméyé

01/01/2015
C'est l'histoire d'Eglantine Eméyé - Le combat continue
Plus connue pour sa carrière de journaliste et de présentatrice de télévision (« Allô Rufo », France 5), Églantine Éméyé a révélé la difficulté de son quotidien de mère d’un enfant autiste polyhandicapé dans « Mon fils, un si long combat » sur France 5.

« Mon fils, un si long combat »

Dans « Mon fils, un si long combat » sur France 5. « Parler du handicap en général, dire « Regardez, on est là, on existe et il y a des choses à faire ! ». Tel était l’objectif d’Églantine Éméyé lorsqu’elle a réalisé « Mon fils, un si long combat » avec Olivier Pighetti. Ce documentaire de 52 minutes consacré à son fils de 8 ans, Samy, atteint d’autisme, d’épilepsie et de plusieurs autres maladies, a été diffusé le 21 janvier 2014 à 20 heures 40 sur France 5. Ce soir-là, le film rassemble plus d’un million de téléspectateurs. « Le jour de la sortie du documentaire, je pensais que ce serait très difficile car nous étions en face d’une émission qui rassemblait beaucoup de monde (NDLR « Rendez-vous en terre inconnue », France 2). Pour un documentaire de cette nature, à cette tranche horaire, c’était totalement inattendu. » Au vu de cette « très bonne nouvelle », force est de constater que la question du handicap touchent les téléspectateurs. « Si on prend la peine de leur expliquer ce qu’est le handicap, les gens s’y intéressent » ajoute Églantine Éméyé. Disponible en replay pendant sept jours, « Mon fils, un si long combat » est visionné 136 000 fois. France 5 décide ensuite de le rendre accessible pendant trente jours sur son site internet.

« ...la vie est plus simple »

Un mois après la diffusion du documentaire, elle reconnaît être soulagée d’avoir enfin trouvé une prise en charge qui apaise son fils et qui lui fait du bien. Comme on peut le voir à la fin du documentaire, son petit Samy est installé depuis l’été dernier à l’hôpital San Salvador, à Hyères, un établissement sanitaire spécialisé dans la prise en charge des enfants handicapés et polyhandicapés. « Quand Samy était à la maison, mon quotidien était extrêmement épuisant et compliqué. Il s’est considérablement allégé. » Pour son grand frère Marco, âgé de 11 ans, « la vie est plus simple », même s’il aimerait avoir la possibilité de voir son frère plus facilement.


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