VIS TON FESTIVAL...

VIS TON FESTIVAL...

01/01/2015
VIS TON FESTIVAL - A VERQUIERES
TROIS JOURS D’ « HORIZONS DÉCALÉS » SOUS LE SIGNE DE L’HUMAIN ET DE LA FÊTE !

Verquières dans les Bouches du Rhône, ça vous dit quelque chose ? A 15 kilomètres d’Avignon ! A nous non plus ! Sauf qu’en ce début juin, s’est déroulé le sixième « Festival Horizons Décalés » et que l’occasion était belle d’aller visiter un coin de France écrasé par la chaleur (Plus de 37 degrés !) Trois jours de rencontres, d’expositions, de concerts, de théâtre, de cinéma et de débats au programme et le tout sous le parrainage de Philippe Lefait, l’ex-présentateur « Des mots de minuit ».

Alléchant, non ? D’autant que comme le signalait Alain Comoli, le Président de l’association « Handivers Hori- zons » et organisateur de l’évènement, « C’est une cinquan- taine d’artistes venus de toute la France qui vont se succéder pour un festival résolument différent et totalement authen- tique ! ». On ne fut pas déçus ! On commence par quoi ? Notre arrivée, nos coups de cœur, nos découvertes ? Tout se bouscule au portillon... Allez, on se lance !

Oui les artistes mais d’abord et avant tout : les gens ! Va- lides et invalides en osmose, dans la même énergie ! A table (wouah, la paëlla géante du vendredi soir !), sur scène et dans le public ! Tous ensemble pour un même combat, pour une même évidence ! La fête fut belle pour ce qu’elle a don- né à voir, à écouter, à lire mais surtout pour ce battement
de cœur à l’unisson qui a rythmé ces trois jours. Chaque participant qu’il soit debout, assis, tordu, la tête dans les étoiles, a pu goûter à des moments solidaires et touchants. Pas d’angélisme ici, juste une bonne douche d’humanité ! Et même quand les sujets abordés étaient délicats comme le dimanche où dix courts métrages parlaient de désirs, de plaisirs, d’accompagnement et de sexualité pour un public averti, aucun rejet ni voyeurisme mal placé... Et puis di- sons-le, on s’est bien éclatés sous les coups assénés par « Les Bure Haleurs », un groupe de musiciens très « nature » dont la bonne humeur fut contagieuse. On a bien ri au one man show inter-actif de Gilles Le Druillenec qui a embrasé la salle avec son humour précieux. On a adoré le tour de chant de Daniel Vachée qui, seul à la guitare, nous a transportés dans son monde avant de nous faire magnifiquement re- vivre Georges Brassens et on a succombé aux assauts mu- sicaux et chaloupés du groupe de reggae Bredah le same- di soir jusqu’à très tard ! Comme le tout était ponctué de délicieuses pâtisseries orientales, on s’est pris à rêver d’un monde fraternel...

Mais les rêves passent... Avant qu’ils s’envolent, nous avons pu faire le tour des expositions proposées : les dessins de Lucille Notin dont les traits épurés relient des mondes intérieurs, les peintures aux couleurs vives de Alival, celles plus tribales de Nathalie Dougny, celles encore de Julien Hache-ni qui captent le réel, sans oublier les sculptures-blocs de Laurent Lemeille. De l’art singulier ? Peut-être... Mais pour des artistes pluriels qui s’évadent de leur quotidien afin d’exprimer le vivant et leur réalité !

On ne peut passer sous silence l’exposition du photographe Jérôme Deya : « A mon corps dérangeant » qui a sélec- tionné six couples et a capté leur intimité. Des corps nus et différents... Un jeu de la dissemblance qui interroge et provoque !

On vous assure qu’en quittant ce Festival, on avait le cœur gonflé et on s’est même dit qu’il faudrait en créer un peu partout des évènements de cette teneur. Que les belles émo- tions soient à l’honneur, que les artistes singuliers ou ceux qui les dévoilent puissent avoir ce type de coups de projec- teur car cela ouvre les esprits et les sens !

On s’est même dit que ce serait bien que la télé, vecteur essentiel de culture, devienne une vitrine de ce réel, qu’à la radio aussi, on puisse s’attacher aux émotions vraies... « I have a dream »...

A part çà ?

... C’est quand même BÔ Verquières sous la pluie !


PAR LES ROULETTES MASQUÉES